... un crime est un crime
La jeune Aqsa Parvez, une Ontarienne d'origine pakistanaise assassinée par son père et son frère en décembre 2007, serait la douzième victime d'un crime d'honneur commis au Canada depuis 2002. Les deux auteurs de ce crime ont été condamnés cette semaine à la prison à vie.
Dans toutes les sociétés, tous les prétextes sont bons pour tuer les femmes : la vengeance, la jalousie, la cupidité, la misogynie, la folie, etc. Mais le meurtre de femmes musulmanes revêt un caractère tout à fait particulier, en ce sens qu’il exploite une confrontation de valeurs culturelles et religieuses avec les lois de nos pays occidentaux.
Et à ce niveau-là, le crime d’honneur et d'horreur (l’excision), entre autres, font partie de ces comportements que le multiculturalisme canadien ne peut tolérer. Le ministre de l'Immigration Jason Kenney l'a d'ailleurs clairement souligné en affirmant que «le multiculturalisme ne doit pas servir d'excuse, ou de justification morale ou légale pour des pratiques aussi barbares. Le multiculturalisme n'équivaut pas au relativisme culturel * ».
D'autres causes sont pendantes. À Montréal, trois membres d'une même famille attendent leur procès pour avoir apparemment éliminé quatre femmes, également de leur famille. Le crime avait eu lieu à Kingston. Et tout dernièrement, une femme de Dorval qui aurait agressé sa fille à l'arme blanche dimanche dernier est soupçonnée d’avoir perpétré un crime d’honneur.
Devant ces événements aussi tristes que tragiques, on se doit comme société d'accueil d'être vigilants, et ne pas fermer les yeux sur des situations qu'on serait tenté de laisser faire, sous prétexte que ce ne sont que de simples drames familiaux ...
Deux liens sur le sujet:
La jeune Aqsa Parvez, une Ontarienne d'origine pakistanaise assassinée par son père et son frère en décembre 2007, serait la douzième victime d'un crime d'honneur commis au Canada depuis 2002. Les deux auteurs de ce crime ont été condamnés cette semaine à la prison à vie.
Dans toutes les sociétés, tous les prétextes sont bons pour tuer les femmes : la vengeance, la jalousie, la cupidité, la misogynie, la folie, etc. Mais le meurtre de femmes musulmanes revêt un caractère tout à fait particulier, en ce sens qu’il exploite une confrontation de valeurs culturelles et religieuses avec les lois de nos pays occidentaux.
Et à ce niveau-là, le crime d’honneur et d'horreur (l’excision), entre autres, font partie de ces comportements que le multiculturalisme canadien ne peut tolérer. Le ministre de l'Immigration Jason Kenney l'a d'ailleurs clairement souligné en affirmant que «le multiculturalisme ne doit pas servir d'excuse, ou de justification morale ou légale pour des pratiques aussi barbares. Le multiculturalisme n'équivaut pas au relativisme culturel * ».
D'autres causes sont pendantes. À Montréal, trois membres d'une même famille attendent leur procès pour avoir apparemment éliminé quatre femmes, également de leur famille. Le crime avait eu lieu à Kingston. Et tout dernièrement, une femme de Dorval qui aurait agressé sa fille à l'arme blanche dimanche dernier est soupçonnée d’avoir perpétré un crime d’honneur.
Devant ces événements aussi tristes que tragiques, on se doit comme société d'accueil d'être vigilants, et ne pas fermer les yeux sur des situations qu'on serait tenté de laisser faire, sous prétexte que ce ne sont que de simples drames familiaux ...
Deux liens sur le sujet:
Dans Le Cafard Naüm - 14 décembre 2007
* Relativisme culturel: La définition la plus simple que j'ai trouvée - en anthropologie, le relativisme culturel, c'est le fait de reconnaître que l'on ne peut pas juger une pratique culturelle en utilisant des critères issus d'une autre culture.
* Relativisme culturel: La définition la plus simple que j'ai trouvée - en anthropologie, le relativisme culturel, c'est le fait de reconnaître que l'on ne peut pas juger une pratique culturelle en utilisant des critères issus d'une autre culture.
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